Sécu : des dépenses qui peinent à baisser

Au premier semestre de l’année 2013, les dépenses du régime général ont augmenté de 2,8 %, avec une progression de + 2,6 % en rythme annuel, soit 0,1 % de moins que l’Objectif national des dépenses fixé pour 2013. Une nouvelle fois, la palme va aux dépenses hospitalières, en hausse de + 3,4 % sur les 12 derniers mois dans le secteur public et de + 2,7 % dans le privé. Les dépenses remboursées en médicaments confirment une tendance lourde et enregistrée depuis plus d’un an, avec une baisse de – 1,7 % sur les 12 derniers mois, hors rémunérations sur objectifs de santé publique des médecins. Le poste médicament est visiblement entré dans une phase de décroissance durable, sans doute liée à l’effet générique (accord passé avec les pharmaciens, rémunérations sur objectif des médecins) et à la perte de brevet des grandes molécules phare de la branche pharmaceutique.
Les soins de ville restent cependant, avec + 3 %, au dessus de l’ONDAM fixé (+ 2,6 %). Les dépenses remboursées aux généralistes progressent pour leur part à + 2,5 % sur le 1er semestre, « du fait de l’épidémie de grippe plus importante en 2013 », note la CNAM. Les remboursements aux spécialistes croissent plus fortement, à + 3 %, sur la même période.
Les remboursements de soins d’auxiliaires médicaux connaissent une véritable envolée, à + 9,8 %, et + 8,9 % en rythme annuel, avec une progression très soutenue des remboursements de soins infirmiers (+ 10,4 %). Enfin, les indemnités journalières connaissent un net infléchissement, à + 1,1 %, sur les six premiers mois, et un recul de – 0,4% en rythme annuel.
Au total, les dépenses de santé du régime général ne connaissent pas en ce 1er semestre de décélération notable. Ce qui devrait augurer d’un nouveau « plan d’économies » serré lors de la présentation du prochain Projet de loi de financement de la Sécu pour 2014.

Jean-Jacques Cristofari

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