Santé : réguler pour mieux prendre en charge

Santé : réguler pour mieux prendre en charge

La régulation du système de santé est au cœur des préoccupations des autorités en charge de la santé. Pour autant l’exercice qui requière d’être plus efficace en économisant les moyens disponibles, ressemble à la quadrature du cercle. Pour autant, le secteur de la santé ne peut pas échapper à la quête de l’efficacité.

La Haute Autorité de Santé (HAS) a inscrite la « régulation » dans son projet stratégique 2013-2016 (1). Elle estime que dans le contexte actuel, il lui faut « prendre en compte les défis majeurs auxquels le système de santé est confronté (vieillissement de la population, hausse du nombre de malades chroniques, coût croissant du progrès technique…) dans un cadre budgétaire de plus en plus contraint. » Parmi ses 5 axes stratégiques, elle propose notamment de développer la dimension comparative dans l’évaluation des produits et technologies de santé, en particulier pour ce qui concerne les produits de santé qui ont « un impact significatif sur les dépenses de l’assurance maladie compte tenu de leur incidence sur l’organisation des soins, les pratiques professionnelles ou les conditions de prise en charge des malades et, le cas échéant, de leur prix. » « Qu’elle s’attache à expertiser une classe de médicaments ou les différents moyens de dépister une maladie, l’objectif est toujours le même pour la HAS : la recherche d’une meilleure efficience du système de santé français », note cette dernière. A l’évidence, l’heure est à l’évaluation médico-économique dans un système de santé et de protection sociale qui tente de limiter l’évolution des dépenses de santé et doit faire face à des déficits qui se cumulent année après année au point même de remettre en cause notre protection sociale. Une évaluation qui, rappelle la HAS, est « principalement destinée aux décideurs publics », qui ont à faire des arbitrages dans l’allocation des ressources disponibles. Des arbitrages qui impactent tant les producteurs de biens et de services médicaux que les organismes d’assurance-maladie obligatoires et complémentaires qui auront à rembourser ces biens et services. Une raison pour laquelle la HAS préconise également la mise en place d’une médecine de parcours – qui sera inscrite dans la future loi de santé – assortie d’une prise en charge coordonnée et efficiente. Des initiatives se sont développées ces dernières années, à l’image des maisons et pôles de santé pluri-professionnels. Ces dernières doivent cependant s’appuyer sur des stratégies, qui concernent notamment « la rémunération dans une logique de contractualisation autour des modes d’organisation pluri-professionnelle, des prises en charge qui favorisent la coordination des soins, ou encore la mise en oeuvre des systèmes d’information favorisant l’échange et le partage entre les différents acteurs et l’évaluation des parcours ».
La réforme en marche
En parallèle à ce réingénering de la santé, les complémentaires santé sont invitées à prendre leur part en vue d’améliorer la qualité de la couverture maladie des Français. Différents projets de décrets ont été présentés à cet effet en juin dernier, visant : à définir le panier minimal de soins que doivent rembourser les contrats de complémentaire santé en entreprise pour être éligibles à la qualification de « contrat responsable » ;  à assurer la transparence et l’impartialité dans le choix des organismes complémentaires « recommandés » par les branches ; et enfin à préciser les prestations dites de « solidarité » (prévention, prise en charge des cotisations pour certains salariés précaires, etc.) que doivent prévoir les accords de branche recommandant un ou plusieurs organismes. La réforme des « contrats responsables » est désormais en marche et devra être achevée en 2017. Elle vise tant à limiter les dépassements d’honoraires qu’à agir sur les prix de l’optique par un plafonnement des prises en charge. « Pour garantir le recours à des produits de qualité, les exigences de transparence et d’information sur le prix des lunettes et sa décomposition seront renforcées, souligne la ministre de la Santé. » Encore faudra-t-il une volonté de transparence et des outils pertinents pour atteindre ces objectifs.
Les réseaux  partenaires dans l’actualité
L’offre de services Viamedis Santé à travers ses réseaux partenaires s’inscrit dans les schémas de régulation visant à assurer des prestations de qualité en offrant des avantages notamment tarifaires aux assurés sociaux. Bien répartis sur tout le territoire français, ces réseaux permettent aux assurés, dans la majorité des cas, de trouver un opticien partenaire proche de chez eux, facilement localisable grâce aux outils de géolocalisation sur  leurs espaces clients Internet. L’assuré est libre de choisir son équipement parmi de multiples références selon le réseau (verres et lentilles) et  peut bénéficier de tarifs inférieurs en moyenne de 30 % à ceux du marché, permettant de diminuer le reste à charge de manière significative. Une preuve que les réseaux de soins peuvent réduire les prix de certains biens médicaux et contribuer pour leur part, à la régulation du système de santé. Ce qui correspond aux attentes des assurés sociaux.

Jean-Jacques Cristofari

(1) Projet stratégique de la HAS

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