Dépenses de santé : la décélération se poursuit

Dépenses de santé : la décélération se poursuit

Pour la 3ème année consécutive, les dépenses de santé sont moins élevées que l’objectif national (ODAM) fixé par les lois de financement pour la Sécu. En 2011, elles étaient inférieures de 800 millions d’euros aux prévisions du Parlement. En 2012, le bonus grimpe à un milliard, signe que les Français consomment désormais moins de soins de ville.

Fin février 2013, les dépenses de santé consacrées aux soins de ville n’ont grimpé en un an que de 1,4 % en données corrigées des variations saisonnières, pour s’élever à 39,880 milliards d’euros. Les dépenses remboursées par l’assurance-maladie aux médecins et aux dentistes ne progressent quant à elles que de 0,9 %, à 17,126 milliards et les indemnités journalières marquent un net recul de 2 %, à 8,759 milliards d’euros. Les produits de santé, médicaments et dispositifs médicaux de la LLP ne progressent pour ainsi dire plus, à 22,790 milliards (+ 0,2 %), le poste médicaments affichant pour sa part un nouveau recul, de – 1,5 %, à 17 milliards d’euros, confirmant que la tendance en la matière est désormais à la décroissance et pour les chaînes des acteurs du médicament à la récession.
Face à ces mouvements « vertueux », le secteur hospitalier se montre encore dépensier, avec des dépenses nettement dans l’épure des 2,5 % de l’ONDAM, à 61,841 milliards d’euros (+2,7 %). Au total, le milliard de remboursements de moins effectués par l’assurance-maladie est sans doute dû à la crise que traverse le pays et au moindre recours aux soins ambulatoires par les Français. Il est également la résultante d’une politique constante de maîtrise des dépenses qui continue de porter ses fruits. Quant à dire que ces économies suffiront à contrebalancer le manque de recettes pour la Sécu, et à faire diminuer le déficit annuel des comptes, rien n’est moins sûr !

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