Baromètre Santé : Un Français sur deux prêt à recourir à une surcomplémentaire

Baromètre Santé : Un Français sur deux prêt à recourir à une surcomplémentaire

Les deux tiers des Français sont satisfaits du système de santé qui les soigne, qu’il s’agisse de la qualité des soins délivrés (86 %) ou de la sécurité de ces mêmes soins 85 %). C’est ce qui ressort du dernier Baromètre Santé IFOP/ Deloitte publié en avril. Ils estiment que le prix de leur complémentaire est élevé.

S’ils sont globalement satisfaits de la qualité de leur système de santé, les Français considèrent toutefois qu’il leur est moins facilement accessible : 30 % jugent l’accessibilité aux soins « plutôt pas » ou « pas du tout satisfaisante ». La proportion est la même au regard des conditions financières d’accès aux soins.

Renoncements aux soins

Sur le chapitre des dépenses de santé, une écrasante majorité de Français (86 %) pense que la part des restes à charge va augmenter (54 % fortement, 32 % légèrement). Ce qui se traduit par des renoncements aux soins pour des raisons financières : 34 % le confirment pour les soins dentaires, 27 % pour les consultations de spécialistes, 21 % pour les actes de kiné, 14 % pour les consultations de généralistes et 13 % pour les interventions chirurgicales.
Pour autant 63 % des Français se disent opposés à la mise en place d’une modulation des remboursements de l’Assurance-maladie en fonction des revenus et seuls 15 % sont favorables à des mesures visant à réserver les remboursements de l’Assurance-maladie aux personnes les plus fragiles. Les Français sont par ailleurs pour la prise en compte des comportements responsables : 70 % sont ainsi de plus en plus favorables à des mesures obligeant ceux qui mènent une vie plus risquée (consommation excessive de tabac ou d’alcool, pratique de sports violents) à participer davantage aux dépenses de santé qu’ils engendrent. Ils étaient 60 % à le penser il y a 8 ans.
Enfin, les Français estiment prioritaire de garder les soins financièrement accessibles en luttant contre les barrières financières à l’accès aux soins (à 90 %). Enfin, ils sont pour le développement renforcé des actions de prévention en santé (88 %) : 66 % des Français pensent à cet égard que les assureurs complémentaires sont légitimes pour leur donner des informations en la matière.

Prix des complémentaires

Au regard du coût de leur complémentaire, ils sont 51 % à l’estimer trop cher, 12 % à le juger excessif, et seulement 34 % à le considérer « au juste prix ». Au palmarès des satisfactions en termes de remboursement, les Français placent les consultations du généraliste (90 % de satisfaits), suivies des dépenses de pharmacie (81 %), des frais hospitaliers (72 %), des consultations de spécialistes (69 %) et des chambres individuelles à l’hôpital (62 %). Ils sont cependant mécontents des prises en charge de soins dentaires (53 % de satisfaits, 26 % de « pas du tout satisfaits »), de l’optique (46 et 18 %) ou encore de l’orthodontie (35 et 12 %). Par ailleurs, un Français sur deux (48 %) avance qu’il pourrait avoir recours à une supplémentaire santé pour augmenter le niveau de remboursement de ses dépenses et 24 % pour bénéficier de nouveaux services. A cet effet, ils se disent prêts à consacrer un budget moyen de 22 euros. Enfin, Au delà des remboursements, les Français manifestent de l’intérêt pour des prestations de services de la part de leur mutuelle : les 3/4 pour un accompagnement au parcours de vie et au bien vieillir et 8 sur 10 pour des informations et conseils, voire également pour un renforcement des remboursements.

Jean-Jacques Cristofari

(1) Enquête IFOP réalisée entre les 20 et 26 mars et menée auprès d’un échantillon de 2000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus

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